Dernier carat, Audrey Martin

Audrey Martin présente la pièce « Dernier carat »* réalisée durant sa résidence chez Artelinea à la galerie Leonardo Agosti, 3 quai Aspirant Herber à Sète à l’occasion de l’exposition collective inaugurale « Fondation » du 16 mars au 1er mai 2013.

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« Dernier carat  »

La dernière limite

La perfection

Dans le monde de la joaillerie, le carat est une unité de poids pour les diamants. Mais dans la manipulation de l'or, le nombre de carats indique le degré de pureté du métal précieux, sachant qu'un or à 24 carats serait un or parfaitement pur. Autrement dit, un or à 18 carats contient 18 parts d'or pur et 6 parts d'autres métaux.

D'ailleurs, autrefois, jusqu'au XVIIe siècle, le nombre de carats était utilisé dans des expressions où on utiliserait plutôt aujourd'hui un pourcentage ou une fraction.

 Ainsi, un "hérétique à 17 carats et demi" était aux trois-quarts hérétique. Le qualificatif "à vingt-quatre carats" remplaçait un 'complètement' ou un 'parfait' ("un calomniateur à vingt-quatre carats") et on en est même arrivé à désigner des choses "à trente-six carats", lorsqu'on allait au-delà du possible.

 Partant de ces considérations, on comprend bien que le dernier carat (sous entendu "le vingt-quatrième") puisse être devenu, au figuré et au XIXe siècle, la limite maximum (on ne peut pas aller au-delà) ou bien la perfection.

 

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